Moderniser sans réécrire : du RPG à colonnes au RPG free et SQL, par étapes
Réécrire une application IBM i de A à Z est un projet long, cher et risqué. La plupart des entreprises n'en ont ni le temps ni le budget. Pourtant, rester sur du RPG à colonnes des années 90 pose un problème de recrutement et de maintenance. Il existe une voie intermédiaire : moderniser le code en place, programme par programme, sans arrêter la production.
Étape 1 : convertir en RPG free
Le RPG free se lit comme un langage moderne, avec des instructions en clair et une indentation naturelle. La conversion depuis le format à colonnes est mécanique pour l'essentiel et l'IA la fiabilise sur les cas particuliers : indicateurs, sous-routines, calculs en colonnes. Le programme converti se compile et se comporte exactement comme avant. On gagne un code lisible par un développeur d'aujourd'hui.
Étape 2 : remplacer les accès natifs par SQL
Les lectures par CHAIN, SETLL et READ fonctionnent, mais elles figent la structure des fichiers. Passer les accès en SQL intégré permet de simplifier le code, d'ajouter des jointures ou des tris sans nouveau fichier logique, et d'ouvrir la base à d'autres outils. Nous procédons module par module, en isolant les accès dans des programmes de service réutilisables.
Étape 3 : exposer des services
Une fois les accès isolés, on peut publier les traitements sous forme de services web appelables depuis un site, une application mobile ou un autre système. Le cœur métier reste sur IBM i, éprouvé et sécurisé, et de nouvelles interfaces viennent s'y brancher.
Étape 4 : nouvelles interfaces
C'est seulement à ce stade que l'on remplace les écrans 5250 par des pages web ou des applications WinDev et WebDev, en s'appuyant sur les services créés à l'étape précédente. Les utilisateurs découvrent une interface moderne, et le programme derrière n'a pas changé de logique.
Pourquoi par étapes
Chaque étape apporte un gain immédiat et peut être livrée seule. Rien n'oblige à aller jusqu'au bout. Le risque reste faible à chaque instant, parce que le code métier n'est jamais réécrit à l'aveugle.
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